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♦ De la Biennale de Venise à la Fashion Week

Alexia Eychenne

Après un début de carrière comme consultant en management des organisations, Nicolas Grenier ressent le besoin d’une « quête de sens » au travail. En 2014, son projet s’affine et débouche sur l’envie de gérer une entreprise fondée sur « du concret », avec « une matière première, un processus de production et des biens tangibles à l’arrivée », décrit ce diplômé de l’IAE Paris, aujourd’hui âgé de trente-six ans.

Ses recherches de la pépite à reprendre prennent plusieurs mois. Il tombe par hasard sur une offre de rachat de Creaform, entreprise d’usinage 3D logée à Theillay (Loir-et-Cher), dans les forêts de Sologne. « J’ai tout de suite senti son potentiel et perçu la qualité de l’outil de production, celle des salariés et du segment de marché », décrit Nicolas Grenier.

Passionné de bateau

Cette TPE de 11 salariés réalise maquettes, sculptures et prototypes pour le compte d’artistes, de marques de luxe et d’industriels. Parmi ses clients, le musée Grévin ou l’artiste Xavier Veilhan, représentant de la France à la Biennale 2017 de Venise. « On a aussi réalisé des décors pour la Fashion Week », complète l’artisan, émerveillé par le « prestige attaché » à son nouveau secteur. Il y a deux ans encore, il ignorait encore tout de ces techniques. « Seule l’activité de résine et de polyester me parlait, moi qui suis passionné de bateau », commente le nouveau patron, dont le bureau est installé sur le site de production. Il retient de sa reconversion vers l’artisanat le « niveau d’excellence des savoir-faire. Nous avons une vocation et c’est dans cette spécialité que nous sommes efficaces ».

A. E., Les Echos

En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/journal20171106/lec2_special_artisanat/030811859105-de-la-biennale-de-venise-a-la-fashion-week-2127599.php#E4E4dMZQCV7mqY05.99

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